N´etre sur de rien
Un an et 7 mois de voyage. Des rencontres en tout genre, des kilomètres parcourus et quelques frontières traversées. Des aller-retour et un instinct que l´on sent a tout épreuve. Etre sur de soi!
D´un pays a l´autre, on vous met en garde. Du Brésil au Paraguay : "Attention a toi, les paraguayens ne sont pas toujours fiable, il y a des vols!" Du Paraguay en Bolivie : "Attention a toi, les boliviens ne sont pas toujours fiable, ils arnaquent les touristes!" De la Bolivie au Pérou ; "Attention a toi, les péruviens..." Ainsi de suite et le voyage continue. Bien sur qu´il existe des risques, pensais-je, mais il faut être un vrai touriste pour se promener tard le soir, dans un quartier isolé, avec vêtements de marque et appareil photo en évidence. Et le voyage continuait.
Un an et 7 mois de voyage. Parfois quelques doutes pour des rencontres furtives. Je mettais court aux discussions, ne me sentant pas a l´aise. Avais-je tord ou raison ? J´ai préféré écouter ma raison. Cette sûreté me laissait imaginer une suite identique,laissant toute sa place a mon instinct. Et le voyage continue.
Un peu d´argent et un peu de temps permettraient de connaître un peu plus cette Amérique du Sud.Le choix se portait versl´Equateur. cette fois, sans réellement de contact, sans vraiment me renseigner des conditions pour voyager. Ce laisser aller pour ces dernières semaines,pensais-je. Beaucoup de bus, entre Lima et Aguas Verdes, ville frontalière avec l´Equateur. Quelques petits vols subit lors de mon voyage, épuisant par la chaleur et sans vraiment dormir durant deux jours et deux nuits.Quelques petits vols me disais-je,rien de grave. Et le voyage continuais.
C´est a Tumbes que tout a pris son ampleur, que le touriste fatigué se réveillait enfin.! Ce laisse submerger par les paroles"soûlantes" et rassurantes d´un péruvien. Ce poser des questions sans chercher à répondre. Se relâcher dans un taxi,qui vous "aide et vous protège" Passer par le zouc désordonné et peut-être dangereux de "l´arrière boutique" de la frontière. "Un bordel" ou le gringo court de grand risque selon mes accompagnateurs. Je paie,commence a comprendre, a m´agacer lorsque je dois payer un policier pour la sécurité (un vrai,un faux...?) je ris au nez parfois et voit que cela ne plait pas. Ils me jouent le jeu de la peur, des risques du lieu, qui ne me paraîtra au final pas plus dangereux que le marché de Melle. Au bord des insultes je comprend également qu´il vaut mieux se taire et payer, 10 fois plus que ce que ne vaut réellement le billet de bus. Celui-ci serait véritable, a ma grande surprise! Ils ne vont vraiment pas jusqu´au bout de leur arnaque!
Ce qui m´hérite plus que tout n´est pas la perte de cette argent. Tout en m´excusant auprès de ceux pour qui 60 dollars est une somme extrêmement importante.Non, ce qui m´hérite le plus fut de m´être fait avoir comme un touriste! N´être sur de rien. Et le voyage continuera!!