Bolivianas, Bolivianos

Publié le par Julien

Passer une frontière à pied, de l’Argentine en Bolivie, c’est aussi passer d’un monde à l’autre, d’un changement d’univers et de tranquillité. D’un côté la Quiaca, presque inerte, de l’autre Villazon, ses klaxons, sa musique, la cumbia villera, ses odeurs d’empanadas, de poulets frits… qui inondent les rues. La 1ère impression fut cette incroyable diversité entre 2 villes pourtant si proches. Retrouver une désorganisation organisée pour ne pas dire populairement, un bordel comme je les aime !

 

Revenir en Bolivie c’est aussi reprendre le rythme sans notion de temps, d’un bus prévu à 19h, qui partira à 20h30, chacun prenant le temps d’y monter, laissant les chauffeurs discuter. Des conducteurs, 2 ou 3, sans savoir s’y réellement tous conduisent durant les 12 heures de voyage, se maintenant éveiller coqueando la coca, déformant un visage par une joue enflée d’une boule de feuilles de coca mastiquées. C’est également la cigarette qui les suivra durant ce voyage. Un trajet de 12 heures accompagné par une succession de nids de poules et de dos d’âne sur ces routes de terre reliant Villazon à Potosi. Drôle de manière de nous bercer ! Mais après tout pourquoi dormir ?

 

Potosi, à 7 heures du matin, est une ville qui se réveil timidement, sous le regard endormit d’un jeune français. Prenez garde lorsque l’on vous dit que tel office ouvre dans une 1 heure ou encore « ahorita » (maintenant, sous peu) et ne soyez pas surpris si l’ouverture aura lieu 2 heures plus tard ! Qui à tord, qui à raison ? L’occidental et sa presque culture de la ponctualité ? Ou le Bolivien et sa culture du temps pris à son rythme ? A chacun d’en juger. Potosi est, comme à l’image de La Paz, Cochabamba, Tarija… un mélange de culture, la cohabitation d’une soit disant modernisation et de la tradition. Il n’est pas rare de rencontrer une « Cholita » (femme portant les vêtements traditionnels locaux) possédant 1 ou 2 téléphones portables.

 

Un de mes plaisirs est de déambuler dans les rues, de manger au Comedor Popular del Mercado Central. Dans chaque ville de pays, je crois que ce lieu est le cœur social, vivant. S’asseoir à un petit kiosque qui ferait pâlir plus d’un représentant d’une DDCCRF française ! Sentir la cuisine ; écouter le brouhaha et entamer une discussion. Un lieu où se mélangent  étudiants, retraités (souvent sans retraite !) ouvriers… Un autre plaisir est celui de boire des jus de fruits (que les bons touristes appellent « jus de fruits naturel » - j’ai cherché les jus de fruits synthétiques mais je ne l’ai pas encore trouvé) manger une empanada, une Tuña (fruit du cactus) tout cela dans la rue une fois de plus. Pourtant je suis bien conscient que mon plaisir est du, au fond, à ces petits boulots que réalisent ces boliviens et boliviens pour survire. La plupart devant être des paysans venus à la ville chercher une vie meilleure.

 

Décrire la Bolivie pourrait se poursuivre encore sur plusieurs lignes. Je vous entends et vous avez certainement raison. Creo que me enamoré de Bolivia !

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Publié dans Carnet de voyage

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S
<br /> <br /> et bah juju , ca te reussi d'etre endormi à ton arrivée ! c'est bien écrit , ca donne envie ! besos<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> C'est peut-etre du a l'altitude!<br /> <br /> <br /> <br />