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Il y a un an, nous avons organisé la conférence "Coca 2009- de la persécution à la proposition" au Parlement Européen à Bruxelles, le 4 mars 2009.
Aujourd’hui nous vous demandons de nous accompagner dans l’étape suivante pour obtenir la réhabilitation internationale de la feuille de coca : le Plan C.
Lors de la conférence de Bruxelles nous avons présenté une convention signée entre ENCOD ( Coalition Européenne pour des Politiques des Drogues Justes et Efficaces) et les producteurs de feuilles de coca en Bolivie, afin de proposer un cadre légal à l’importation en Europe de dérivés traditionnels. Ce cadre inclura des normes qui garantissent la protection de l’environnement et la répartition équitable des gains générés par ce commerce.
L’objectif serait la reconnaissance de l’augmentation de la demande légale de feuilles de coca comme faisant partie de la solution pour offrir aux producteurs de coca de la région andine une alternative durable au marché illégal.
Malheureusement, aucune suite n’a encore été donnée à cette proposition de convention. C’est surtout dû au manque d’un plan d’actions concrètes qui intégrerait tous les acteurs de cette convention. En premier lieu on doit chercher la possibilité d’importer des dérivés de la feuille de coca produits en Bolivie dans les mêmes conditions que celles de Coca-Cola ou d’autres entreprises pour commercialiser leurs produits en Europe. De plus il nous faut trouver des moyens d’esquiver la législation internationale qui criminalise la consommation de la feuille de coca et de ses dérivés en dehors de la Bolivie et du Pérou, où elle est autorisée pour des raisons culturelles. En mettant l’accent sur ces raisons culturelles cette législation reste valide en dehors des frontières.
En Bolivie, ces acteurs sont les organisations de producteurs de feuilles de coca, les entreprises qui commercialisent des dérivés traditionnels sur le marché national, des experts individuels et les institutions de l’Etat qui se consacrent à défendre l’usage de la feuille de coca à des fins légales.
En Europe, ce sont les entreprises et les organisations qui se consacrent au commerce équitable, spécialisées dans les produits exotiques, les organisations de solidarité avec la Bolivie, les ambassades boliviennes et tous les citoyens intéressés individuellement à prendre part à cet effort pour obtenir la reconnaissance de la feuille de coca comme une plante utile et valable pour l’humanité toute entière.
Comment se déroulera le Plan C ?
Dans le courant des mois de septembre et d’octobre 2010, lors d’une visite en Bolivie, nous organiserons une série de rencontres avec les représentants des partenaires boliviens afin d’explorer et de déterminer les étapes nécessaires pour aboutir à l’exportation légale vers l’Europe des dérivés de la feuille de coca conformes aux conditions requises mentionnées dans la convention.
A partir du mois de Janvier et jusqu’en mars 2011, nous organiserons au Parlement Européen à Bruxelles des conférences avec des représentants de partenaires européens afin d’amorcer une stratégie concrète pour promouvoir l’importation légale en Europe de ces dérivés. Des parlementaires boliviens participeront à cette conférence.
On y discutera entre autres de la création d’une association européenne de consommateurs de feuilles de coca, qui importerait collectivement, pour la consommation personnelle de ses adhérents, des dérivés légaux provenant de Bolivie.
Pour la mise en place de ce plan nous demandons votre soutien.
Durant notre visite en Bolivie nous comptons sur le soutien logistique très limité du gouvernement et du parlement pour l’organisation des rencontres.
Cependant, il reste beaucoup de frais concernant cette action qui dépendent de notre budget personnel. Nous avons besoin du soutien de tous les citoyens européens qui veulent contribuer a trouver une solution durable et raisonnable concernant la feuille de coca. A tous ceux-là, nous demandons de participer au plan C.
Pour chaque personne qui fait un don d’au moins 50 €, nous offrons une année d’adhésion à l’association de consommateurs de feuilles de coca en Europe, dès lors que nous l’aurons créée( probablement en mars 2011).
De cette façon les investisseurs du Plan C seront les premiers en Europe à profiter des dérivés traditionnels de la feuille de coca importés légalement. De plus, à ceux qui souscriront avant le 15 septembre 2010, nous offriront un souvenir spécial de Bolivie. Pour le recevoir il suffit de donner votre adresse sur le formulaire ci-dessous.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information, ou à envoyer ce message à ceux qui pourraient être intéressés pour soutenir le Plan C.
Merci beaucoup pour votre soutien.
Joep Oomen et Beatriz Negrety
Pour participer aller sur le site Internet d'ENCOD
Je ne comprends pas très bien quelles peuvent être vos motivations.
Si c'est pour ses vertus médicales, ça se discute.
Si c'est pour trouver des débouchés aux paysans boliviens, il me semble évident que vos prix ne rivaliseront pas avec ceux qui bossent dans la cocaine; et vous courez le risque de justifier la tendance "tout coca" des ex paysans andins qui actuellement détruisent à grande vitesse ce qui reste de la forêt amazonienne pour leurs plantations (dont les consommateurs traditionnels ne veulent pas car la coca des yungas est meilleure à chiquer que celle des terres basses qui elle ne sert que pour le trafic actuellement.)
Bonjour et merci de votre commentaires.
Je me suis permis de reprendre l'article auquel vous réagissez sur le sitre d'ENCOD qui, comme vous l'aurez compris, milite pour le droit de consommer la coca et ses produits dérivés hors des frontières établit par l'administration Internationale (sans compter bien évidemment sur le spays concernés)
Je comprends ceux et celles qui pensent que "légaliser" la coca est tout simplement "légaliser" la cocaïne. Mais, pour avoir vécu avec quelques cocaleros durant un voyage en Amérique du Sud, ces "petits" producteurs ne servent pas le marché alimentant la cocaïne, simplement la consommation nationale, pour chiquer avant tout. Je ne vous rappelerai pas qu'il est nécessaire d'utiliser plus de 40 produits chimiques pour réaliser la cocaïne, qu'une feuille de coca seule ne produira jamais de cocaïne pure. A qui appartiennent ces produits chimiques? Et pourquoi n'interdirait-on pas la fabrication de tout ces produits au profit d'une feuille millénaire? De ce fait je ne crois pas que les producteurs de coca dont l'objet est le trafic de cocaïne maintiendraient leur production. Nous ne pourrions alors pas arriver à une autre politique que celle du "tout" coca?
Je ne suis pas non plus un défenseur féru du "commerce" équitable et de l'exportation mais j'y vois là avant tout l'expression de citoyen qui ne peuvent supporter la main mise de quelques entreprises sur des paysans un peu partout dans le monde. Et entre nous, croyez-vous encore à un réel intérêt de nos chers politiques du Nord d'éradiquer la coca? Sans coca, comment pourraient-ils justifier leurs bases militaires en Colombie, au Pérou...?
Amitiés Sincères,
Julien Rousselot
Bonjour, je vous poste une réponse à la réponse.
- La politique d’erradication de la coca dirigée par les usa est désastreuse à tous points de vue, tout le monde le sait depuis un moment.
- J’ai le plus grand respect pour les usages traditionnels de la feuille de coca, mais c’est une coutume rurale des andes que vous n’exporterez pas ailleurs sur la planète, la mode ne prendrait pas.
Je suppose que vous avez eu affaire aux cocaleros de LOS YUNGAS du département de La Paz, là où la coca possède une réelle valeur culturelle.
Il n’y a pas de cocaine à partir de cette coca traditionnelle.
Mais dans les terres basses du Chaparé, 55 000 petits producteurs ne travaillent que pour le marché illégal, le gouvernement bolivien ne le nie pas. (De 1980 à 2000 100% de cette coca allait au narco trafic. Maintenant ils en écoulent un peu vers l’argentine, mais là aussi les consommateurs préfèrent chiquer les feuilles des Yungas ). Et comme le président de l’union des syndicats de cocaleros du Chaparé est aussi président de la Bolivie, ils sont intouchables hélas.
Aider à transformer les cultures en produits à valeur ajoutée (tisanes, cosmétique etc) pour trouver des débouchés intelligents serait certainement utile.
Mais le fond du problème c’est que 1 hectare de coca cultivé = 5 hectares de forêt détruite, avec ses animaux, ses plantes médicinales, ses indiens nomades.
Et là la situation est dramatique.
C’est la planète qui est en danger.
(De même qu’avec le soja, les terres pour le bétail etc). L’urgence absolue est de tout faire pour aider les pays d’amérique à sauvegarder les forêts, à les préserver de l’agriculture !
Le moyen c’est sans doute de soutenir les quelques personnes qui ont des projets innovants
(par exemple dans une région de Tarija pousse un champignon qui augmente de 900% les défenses immunitaires et ferait un excellent médicament anti cancéreux, mais la municipalité s’en fiche). Mais surtout pas d’encourager les cocaleros !!
Actuellement les cocaleros entrent illégalement dans les réserves protégées et les Territoires d’Origine Communautaires, ils brûlent la forêt pour y cultiver leur coca, ils mettent la pression sur le gouvernement pour avoir toujours plus de terres, ce sont des prédateurs dangereux au même titre que les industriels du soja, même si ce sont des petits paysans. Et ça ça n’est pas défendable.Je suis conscien qu'une part de la production de coca en Bolivie part directement dans le marché illégal et que le gouvernement le sait, sans aller jusqu'à dire qu'il ne le nit pas. Seulement, pour une partie de la population qui profite de se marché illégal, il ne faudrait incriminer tous ces paysans.
L'zrticle que vous avez lu, je le redis, viens du site de ENCOD. Je n'en suis pas l'auteur mais je l'approuve et le soutien comme je le peux. je vous propose de lire à présent deux autres articles sur le même site d'ENCOD en utilisant les liens suivants http://www.encod.org/info/COMPTE-RENDU-DES-AVANCEES-DU-PLAN.html http://www.encod.org/info/COMPTE-RENDU-DU-DEBAT-COCA-2009.html?var_mode=calcul
Je ne sais pas quelles sont vos sources d'information quand à la remise en question des bienfaits médicaux et/ou thérapeutique de la feuille de coca. J'aimerai bien connaitre également l'origine des paysans-cocaleros qui occupent "illégalement" des Terres Communautaires. A qui appartiennent ces terres actuellement? Que veut dire illégal? Avoir un titre de propriété?
Cette discussion me pationne et je suis prêt à la poursuivre avec vous.
Amitiés,
Julien
Oh, moi aussi cela m'interesse.
Je vous résume les données qui m'amènent à ne pas partager votre point de vue:
Les peuples de la forêt Moxeños, trinitarios, Yuracarés, Chimanes, Yuquis vivent dans les Terres basses de la Bolivie depuis bien avant la conquète de l’amérique.
Grâce aux grandes mobilisations de 1990 ils ont obtenu la reconnaissance d’un Territoire protégé (Territorio Indígena parque Nacional Isiboro Securé) , devenu provisoirement Terre Communautaire d’Origine en 97 et définitivement promu TCO en février 2009 par le gouvernement Morales. Il s’agit d’une propriété COLLECTIVE.
Mais depuis les années 70 plusieurs types d’individus convoitent le territoire = la prospection pétrolière, les braconniers, les coupeurs de bois et surtout les cocaleros.
Une « ligne rouge » a été établie en 92 et fixée en 94 selon laquelle les cocaleros (représentés à l’époque par le syndicaliste Evo Morales) s’engageaient à ne pas coloniser au-delà de cette frontière.
Depuis 98 les invasions de colons au-delà de la ligne n’arrêtent pas et se sont intensifiées après l’élection de Morales .
Les cocaleros sont des aymaras et des quechuas dont certains cultivaient leurs pommes de terre dans la sierra il y a une génération, l’autre partie sont d’anciens mineurs « relocalisés » dans les années 80 après la fermeture des mines.
Depuis qu’ils ont commencé à coloniser les terres basses, ils n’en ont rien à faire de la gestion durable d’un territoire : pour eux la forêt c’est juste un vaste lieu hostile à exploiter toujours plus avant au fur et à mesure que les sols sont détruits.
Il y a environ 15 000 cocaleros installés illégalement dans le TIPNIS, et combien qui attendent l’occasion de s’y précipiter à leur tour….
C’est l’une des zones protégées qui souffre le plus de la déforestation, et c’est vraiment le cœur naturel de la Bolivie qui est en train de mourir.
ET une forêt détruite ne repoussera jamais
Les espèces disparues le sont pour toujours
Les etnies adaptés depuis toujours à la vie dans et avec la forêt sont condamnés à très brève échéance par l’avancée de la « civilisation », et ce d’autant plus que Morales met le paquet pour imposer une route - illégale, criminelle, qui coupera ce Territoire en deux . Il suffit de voir sur google map à quelle vitesse les routes sont synonymes de destruction massive dans la forêt brésilienne pour imaginer le sort du parc Isiboro Secure.
Il n’y a plus d’amazonie. C’est objectivement dramatique et il n’y aura pas de retour en arrière.
Je n’ai rien contre les cocaleros qui travaillent de façons traditionnelle dans les hautes vallées des yungas, mais si Morales se démène pour faire reconnaitre la feuille de coca, je vous assure que ce n’est pas pour défendre les yungueros mais uniquement pour trouver des marchés plus honorables que la cocaine aux cocaleros du chaparé.
C’est lié à son histoire personnelle et à son manque d’imagination pour trouver d’autres débouchés aux petits paysans qui ont colonisé les terres basses depuis quelques années.
J’espère que vous comprenez que mon point de vue ne se situe pas au niveau de pour ou contre la coca, c’est une question sans importance.
La question derrière est de savoir si on cautionne ou pas la destruction de la forêt.
Je vous invite d’ailleurs à vous joindre au groupe faceboock des quelques boliviens choqués par cet attentat contre l’amazonie et ses habitants = http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=111433078878746
Ils ont besoin de soutiens de l’extérieur car leur président est sensible à son image de marque internationale de soit disant défenseur de la nature…
Bonjour DOCLINE,
lorsque j'ai lu votre message et arrivant à la fin de celui-ci, je m'attendais à découvrir un groupe de citoyen Bolivien contre les producteurs cocaleros de leur pays. Je suis bien d'accord avec vous, même dans les Yungas, la production de coca est un problème écologique, lié à la déforestation et à la contamination des sols et des eaux.
Mais à vous lire je me demande si réellement vos motivations sont contre les pratiques des cocaleros ou contre Morales et son gouvernement en général? Je ne crois pas que les cocaleros soient les seuls coupable de la disparition de la forêt amazonienne, se ne sont pas non plus les coupable les plus important.
Je ne souhaite pas non plus faire l'éloge de Morales ou de son gouvernement mais je crois qu'il y a ici une évolution des politiques menées jusqu'ici en Amérique du Sud. N'a-t-il pas (Morales) déclarer récemment qu'il se refuserait à l'exploitation des réserves de pétrole sur les territoires comme l'amazonie?
On ne peut cautionner des actes de "colonialisme" de la part des Boliviens eux-mêmes tout comme des pratiques écologiquement criminelles. Mais on est pourtant bien ici dans une question pour ou contre la coca. Comment maintenir cette production sans qu'elle soit un problème écologique et social? Mais ne l'assimilons pas uniquement à la cause principal de la disparition de la forêt!
Je vous invite à vous rendre surle site de ENCOD et y laisser vos commentaires également.
Amitiés,
Julien