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Etre un paysan, du monde ?
Péjorativement, le paysan n'a pas eu la côte, pire ont a voulu en faire un entrepreneur agricole! Mais il a su rebondir pour aujourd'hui prendre tout son sens, celui du lien à la terre, celui de l'acteur social et rural, celui qui ne se résigne pas à l'acte de produire mais aujourd'hui donne son avis.
De part le monde, la paysannerie souffre encore aujourd'hui des effets pervers d'une hyper-mondialisation et des échanges économiques libéralisés. D'ailleurs vous avez remarquez ce paradoxe entre une économie se proclamant libéraliste, laissant à chacun le droit et la possibilité de commercer, et ce monde capitalisé ou chacun perd peu à peu sa liberté ? Revenons à notre paysannerie. Je m'aventure ici à parler d'un monde dont je n'appartiens pas directement, n'étant pas moi-même paysan mais fils de paysan. Il est remarquable comme on aime à faire taire ceux qui ne pratiquent pas, comme si la seule pratique pouvait permettre la causerie. Nous serions bien en reste alors, car combien de non politicien parle de politique ? En pensant et réalisant ce projet "Paysans du Monde" je ne faisais que suivre une réflexion personnelle que je souhaite partager, celle des dérives d'un système globalisé ou l'agriculture y est mêlée. Nul ne peut ignorer que la globalisation est aujourd'hui le problème majeure de la pauvreté dans le monde, de la faim qui augmente malgré de soit disant technologie innovante (les nécro-technologie comme elles sont parfois appelées) que l'on souhaite nous imposer dans une démocrature galopante.
Le ton accusateur n'a certainement jamais été le plus approprié mais il est ici essentiel au vu du système que l'on maintien sous perfusion, usant l'argent public à de seuls objectifs privés. Si certains d'entre vous se sente montré du doigt par ces propos et les articles de ce blog, sachez que je n'accuse personne et tout le monde. Je suis certainement le premier coupable dans mes propos et il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais l'important n'est-il pas de commencer son chemin?
Les alternatives que je rencontre et propose ont le double enjeu de prouver, si l'on veut l'entendre, qu'un autre système est possible mais également de provoquer, questionner, informer, sans aucune prétention. Les réponses aux questions posées ici ne viendront pas des seuls consommateurs, ni des seuls agriculteurs victimes (et non des entrepreneurs profiteurs) et encore moins des politiciens. C'est une concertation et une évolution collective qui nous permettront d'avancer positivement dans ce monde, paysan s'il en ait !
Julien Rousselot
6 mai 2011


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